Stockage des documents de votre workflow, de la messagerie électronique, du CRM ou hébergement du site web, comment estimer vos besoins réels, quels critères de choix appliquer et comment comparer les offres des différents prestataires qui vous sollicitent ? Décryptage.

Si l’on s’en réfère à la très sérieuse étude de l’Insee sur l’adoption du cloud en France, il apparaît que c’est la taille de l’entreprise qui conditionne la capacité à vivre cette révolution technologique. Ainsi 36 % des entreprises de plus de 250 salariés, sont passées au cloud, 14 % dans les organisations de 20 à 249 collaborateurs, pour tomber à 9 % dans les entreprises avec des effectifs compris entre 10 et 19 personnes. Dans tous les cas, 62% des entreprises qui exploitent aujourd’hui le cloud computing, le font pour stocker des données. Pour choisir le prestataire, vous devez en amont cerner vos besoins.
Le choix de la bande passante
Le principe même du cloud consiste à synchroniser en permanence et en temps réel l’ensemble de vos flux de données sur des serveurs distants. Pour ce faire, la notion de débit de données ou de bande passante est déterminante. Il est capital, pour un usage confortable du cloud de disposer d’un débit de données suffisant et surtout constant ! Lorsque vous comparez les offres de fournisseurs de solutions Cloud, vérifiez que le contrat prévoie bien une bande passante garantie. Assurez-vous par ailleurs que le fournisseur intègre dans son infrastructure réseau des serveurs redondants qui sont seuls garants de la continuité de service même en cas d’incident technique.
La sécurité : une priorité
Parmi les principaux freins à l’adoption du Cloud, la sécurité apparaît comme l’un des caps les plus délicats à passer. Selon le CloudIndex de PAC, près de 66% des répondants invoquent cet aspect dans les réticences à passer au cloud. Il faut dire que la possibilité d’accéder à distance au système d’information de l’entreprise depuis l’ordinateur personnel d’un collaborateur (PC, smartphone ou tablette), peut effrayer et représente en effet un risque indubitable. La confidentialité des données stockées sur le cloud doit être votre priorité absolue. Pour vous assurer de ne pas tomber sous le coup du Patriot Act qui autorise les organismes gouvernementaux d’avoir un accès presque illimité aux informations appartenant aux entreprises, assurez-vous que les données soient bien hébergées sur des serveurs basés en France ou en Europe.
Payer à l’usage
Avec le Cloud, vous pouvez manuellement augmenter la bande passante pour être sûr que le débit de données tiendra la charge de vos activités. En fonction de la saisonnalité de votre activité, augmentez ou réduisez les services et applications disponibles dans le cloud et ne consommez que ce dont vous avez besoin. Ajout d’application, suppression de compte, augmentation de la taille des serveurs, l’administration du cloud se limite souvent à de simples cases à cocher. C’est justement parce que les offres cloud peuvent être dimensionnées (on dit qu’elles sont scalables) à volonté, qu’elles vous promettent une parfaite maîtrise des coûts. Si vous pouvez accroître la puissance des machines virtuelles lors des pics d’activités, vous pouvez aussi la réduire lors des phases moins favorables afin de concentrer moyens et budgets sur les temps forts de l’année pour votre activité. Mais il faut cependant que le fournisseur vous offre cette latitude et garantisse par contrat l’évolutivité de votre contrat…